Portrait de la formation au pilotage pour les étudiants étrangers au Canada : permis d’études et permis de travail post diplôme (PTPD)
- ATAC
- 15 juin
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Les récentes restrictions fédérales touchant les permis d’études pour les étudiants étrangers ont entraîné une baisse marquée des inscriptions internationales dans le secteur de la formation au pilotage au Canada. Selon les données du sondage FTU 2026, qui a recueilli les réponses d’unités de formation au pilotage (UFP) dans plusieurs provinces, le nombre d’étudiants étrangers a fortement diminué entre 2023 et 2025. Les inscriptions totales déclarées sont passées de 327 étudiants en 2023 à environ 160 en 2025, soit une baisse de plus de 50 % en deux ans. À l’avenir, un nombre important d’UFP prévoient n’accueillir aucun ou très peu d’étudiants étrangers en 2026 en raison des quotas actuels de permis d’études, bien qu’elles aient la capacité d’en accueillir un nombre beaucoup plus élevé en l’absence de contraintes réglementaires.
Les plafonds imposés aux permis d’études et l’incertitude entourant les critères d’admissibilité ont également modifié l’économie et la structure des programmes de formation au pilotage. Bien que plusieurs UFP aient indiqué ne constater « aucun impact significatif à ce jour » attribué en partie à une forte demande locale, la majorité reconnaît avoir dû refuser des candidats internationaux qualifiés en raison des nouvelles restrictions. Certaines ont également signalé la perte de contrats internationaux et le report d’investissements. Les répondants ont souligné que la formation au pilotage pour les étudiants étrangers constitue souvent une activité d’exportation, caractérisée par des dépenses élevées par étudiant, et que ces étudiants sont de plus en plus redirigés vers des pays concurrents comme l’Australie et les États-Unis lorsque les permis d’études canadiens ne sont pas accessibles.
Les parcours menant au permis de travail post diplôme pour les diplômés en formation au pilotage sont perçus comme limités et mal adaptés aux réalités du secteur. Selon le sondage, la majorité des UFP indiquent que seulement « certains » ou « rarement » les diplômés étrangers en formation au pilotage demeurent au Canada pour travailler après leurs études. Cela reflète à la fois les restrictions liées à l’admissibilité au PTPD et le fait que de nombreux stagiaires retournent dans leur pays pour travailler pour des compagnies aériennes étrangères ou des employeurs commanditaires. Plusieurs répondants ont noté que, par le passé, certains étudiants prolongeaient leur formation afin de maintenir leur admissibilité au PTPD, une pratique qui n’est plus possible dans le contexte actuel de règles plus strictes.
Dans l’ensemble, les tendances observées en formation au pilotage se distinguent de celles de l’éducation internationale en général. Alors que les étudiants étrangers, dans d’autres secteurs, considèrent souvent le parcours allant du permis d’études au permis de travail post diplôme puis à la résidence permanente comme un objectif principal, la formation au pilotage est davantage orientée vers l’acquisition de compétences et des engagements contractuels, avec une intégration plus limitée aux trajectoires d’immigration à long terme.
La combinaison d’un accès restreint aux permis d’études et d’un PTPD mal adapté a mené à une diminution de la formation au pilotage pour les étudiants étrangers au Canada, affaiblissant la compétitivité du pays comme destination internationale, sans générer de gains significatifs pour le marché du travail national.

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