Sans TEA, pas d’opérations : assurer l’avenir de la main-d’œuvre en aviation au Canada
- ATAC
- 15 juin
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Le secteur de l’aviation au Canada fait face à une pénurie persistante de techniciens d’entretien d’aéronefs (TEA), ce qui exerce une pression réelle sur les exploitants, les entreprises de maintenance et les fournisseurs de services. Pour les membres de l’ATAC, la rareté de la main-d’œuvre se traduit déjà par une disponibilité réduite des aéronefs, des délais de maintenance plus longs et une capacité limitée à répondre à la croissance de la demande.
Les projections indiquent qu’il s’agit d’un défi structurel à long terme, alimenté par le vieillissement de la main-d’œuvre, un nombre limité de diplômés et des besoins accrus en maintenance liés à l’expansion des flottes. De façon plus générale, Transports Canada estime qu’il pourrait y avoir une pénurie de 42 000 à 55 000 travailleurs dans le secteur de l’aviation d’ici 2035, les TEA représentant un manque particulièrement critique.
Malgré les progrès réalisés grâce à l’augmentation des capacités de formation et à l’immigration, ces solutions mettront du temps à produire du personnel expérimenté et certifié.
À court terme, il existe un risque que les grands exploitants attirent une part disproportionnée des TEA, laissant les plus petits exploitants, les entreprises de maintenance et les fournisseurs de services en manque de compétences essentielles, ce qui pourrait nuire au rendement global du secteur. Cette situation doit être abordée comme un enjeu collectif pour l’ensemble de l’écosystème, plutôt que comme une dynamique concurrentielle.
Le défi est particulièrement marqué dans les régions éloignées, où il est difficile d’attirer et de retenir des TEA. Le développement de bassins de talents locaux durables et l’investissement dans la formation régionale sont essentiels pour assurer la stabilité de la main-d’œuvre à long terme et maintenir les services aériens essentiels.
Au-delà du recrutement, l’amélioration de la rétention et de la productivité est cruciale. Le partage des meilleures pratiques en matière de satisfaction au travail, de développement de carrière et de conditions de travail, ainsi que l’adoption de nouvelles technologies, peuvent contribuer à optimiser l’utilisation d’une main-d’œuvre qualifiée limitée. Parallèlement, le maintien des niveaux d’expérience grâce à un transfert structuré des connaissances entre les TEA expérimentés et les apprentis demeure essentiel pour assurer la sécurité des opérations.
À retenir : La pénurie de TEA constitue un enjeu systémique qui touche l’ensemble de l’industrie et qui nécessite une action concertée pour assurer la sécurité, l’efficacité et la durabilité du secteur de l’aviation au Canada.

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